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PHOTOGRAPHIE N°9 – LES POINTS D’INTERET ET LES POINTS FORTS

23 février 2014 Laisser un commentaire

Les points d’intérêt

Lorsque le sujet est composé de plusieurs éléments et qu’aucun d’eux ne mérite d’être particulièrement mis en évidence, la répartition de ces éléments dans l’image, ne posera généralement pas de problème.

Le genre de composition retenu (diagonale, triangulaire, circulaire etc…), décidera de la mise en place qu’occuperont ces différents éléments dans le cadre de l’image.

En revanche, si l’on désire attirer plus particulièrement l’attention sur l’un de ces éléments, ou sur plusieurs d’entre eux, le meilleur moyen consistera à le placer en certains points de l’image où l’oeil se pose toujours avec le plus grand plaisir et où il reviendra le plus souvent lors de son incessant balayage du champ visuel.

Ces points d’intérêt naturel sont au nombre de Quatre. Ni trop centrés pour ne pas contraindre les yeux à loucher en permanence, ni trop excentrés car l’oeil a toujours tendance à “négliger” les éléments près du cadre.
Ces quatre points sont situés au croisement des diagonales et des grandes lignes de forces issues de la règle des tiers.

De plus, tous les points intermédiaires entre ces quatre points d’intérêt principaux, s’ils se trouvent sur l’une des quatre lignes de force de la composition, constituent autant de points d’intérêt secondaires, certes moins attirant pour le regard, mais qui peuvent convenir en certaines circonstances, lorsqu’un point d’intérêt ne peut être centré sur l’un des quatre points d’intérêt principaux.

Cette nécessité de composition n’est pas antagoniste avec la spontanéité de l’image ou un frein à l’inspiration. Mais son respect renforce “naturellement” l’effet de donner vie et du naturel à une composition et plus de force au propos souhaité.

En pratique

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  • Lorsqu’un seul élément mérite d’être valorisé, un seul point d’intérêt sera retenu. C’est souvent le cas pour porter l’attention sur un personnage, un visage, ou un groupe compact de personnes.
  • Lorsque deux éléments distincts doivent être valorisés, le choix de deux des points d’intérêt de l’image s’imposera.
    Attention, deux points d’intérêt situés sur la même ligne de force aura tendance à s’annuler. Un cadrage en diagonale revitalisera la composition.
  • Trois éléments distincts entraînent le choix de trois points d’intérêt. Une composition en triangle permettra de valoriser de façon identique ces trois éléments.
  • Quatre éléments cadrés sur les quatre points d’intérêt de l’image sera toujours moins satisfaisant pour l’oeil parce que disposer en carré, soit trop régulière et symétrique. Il sera plus judicieux de regrouper des éléments revenir à une composition de deux ou trois éléments.

Entre deux éléments cadrés sur des points d’intérêt, l’observateur accordera plus d’attention au plus volumineux ou à celui qui se détache le plus de par sa forme ou sa couleur, ou alors par un effet d’éclairage ou de perspective.

Les points forts

Le cadrage de certains éléments sur les points d’intérêt n’est pas toujours possible et ne s’impose pas non plus.

Néanmoins, la composition comportera toujours un certain nombre de “points forts”, se situant parfois assez loin des points d’intérêt naturels de l’image.

En résumé, les points forts et d’intérêt coïncideront très souvent mais pas de façon obligatoire.

Les points fort excentrés

Même s’il est toujours préférable qu’un point fort de l’image soit positionné sur un point d’intérêt, rien n’empêche à ce qu’il soit très décentré.

Toutefois pour éviter à l’oeil de revenir sans cesse sur un des quatre points d’intérêt de l’image, il faudra trouver un moyen pour garder l’oeil sur cet élément fortement décentré. Jouer sur l’éclairage, la couleur, ou se servir de lignes de l’image ramenant vers le sujet principal.

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Photo(s) de la semaine (08)

19 février 2014 Laisser un commentaire

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PHOTOGRAPHIE N°8 – VIDES ET ESPACES

18 février 2014 Laisser un commentaire

VIDES ET ESPACES

Lorsque qu’un spectateur examine une photographie, son regard sera de préférence attiré et intéressé par les éléments “narratifs” décrivant le sujet (formes, objets, personnages, décor etc…), sans toujours se douter que le plaisir qu’il prend à regarder cette image et l’émotion qu’elle lui procure tiennent tout autant aux vides et espaces plus abstraits, engendrés par les pleins.

Ces vides pourront consister en surfaces absolument vides de toute configuration, lorsque le sujet se détache sur un fond neutre ou sur un espace de ciel dégagé. Ils pourront également consister en un arrière plan plus travaillé : paysage vu dans le lointain, effet de matière, etc…

En pratique

L’essentiel visera à assurer l’unité :

  • des vides aussi simples que possible, c’est à dire tendant vers la géométrie : le rectangle, l’ovale, le triangle, les courbes harmonieuses… donneront toujours une plus grande unité plastique à l’ensemble et faciliteront notablement la lecture de l’image.
  • lors de l’opération de répartition des masses, il faudra donc constamment s’assurer que la découpe (ou les contours) des différentes formes représentées engendre des vides (relativement) simples qui n’agressent pas le regard.
  • lorsque la découpe d’une forme est relativement compliquée, en dent de scie ou en zigzag, ou très sinueuse, et qu’on ne peut la simplifier, une solution consistera à lui opposer une autre forme dont la découpe sera nettement plus rectiligne, de sorte que le vide entre ces deux formes soient moins agressif pour le regard.
  • lors de l’opération de répartition des masses, un autre moyen de simplifier les vides sera de regrouper en une seule masse de contour relativement rectiligne plusieurs formes aux contours originellement compliqués ou trop dentelés.
  • le traitement des vides, comme celui des pleins, ne se fera jamais sans tenir compte des tyrannies de l’oeil humain. Sachant que le regard se désintéresse facilement d’une composition trop sagement symétrique ou qui manque de diversité, on fera attention à ce que les espaces vides ne sont pas trop égaux ni trop régulièrement disposés ou espacés sur toute la surface de l’image.
  • lorsque le sujet est constitué d’une seule grande masse principale (personnage en pied ou en buste, etc…), on fera en sorte qu’elle ne soit pas trio centrée sur l’axe vertical ou horizontal de l’image, afin de ne pas engendrer, de part et d’autre, des vides d’égale surface.
  • lorsque le sujet doit être centré sur l’image, on fera en sorte que sa découpe produise des vides inégaux de part et d’autre.
  • lorsque le sujet implique la présence de plusieurs éléments distincts, disposés côte à côte, il s’agira également de veiller à ce que les vides jouent bien leur rôle de “liant” et participent à l’effet d’ensemble.
  • attention également aux vides trop étroits entre deux formes voisines mais distinctes. A l’encontre de l’effet recherché, les deux figures, trop étroitement “liées”, pourraient paraître ne former qu’une seule masse.

De plus, des vides trop étroits entre les différents éléments représentés donnent souvent une allure de fragilité à une composition, sinon une impression de confusion.
les vides trop étroits, étriqués, en bordure de la composition sont également à éviter. Peu agréables au regard, ils donnent toujours l’impression d’un cadrage mal maîtrisé. S’il n’est pas possible de ménager un vide suffisant en bordure du cadre de l’image, une bonne solution consistera à cadrer le sujet franchement à cheval sur le cadre de l’image, c’est à dire “en amorce” de celle-ci, pour supprimer le vide incriminé.

Lorsque l’on compose, on ne se préoccupe pas toujours des vides dans un but seulement esthétique. Dans bien des cas, les vides et espaces peuvent avoir par eux-mêmes une valeur et une force expressive peu communes selon les principes très généraux que voici.

Les vides expressifs, quelques principe généraux

  • plus le vide envahira l’image, plus celle-ci apparaîtra “aérée”. Lorsque ce grand vide environne de toute part le sujet, il donnera une impression de solitude, d’isolement, voire d’abandon.
  • par contre, plus on se rapprochera du sujet (plan rapproché, gros plan), plus les vides ou espaces seront réduits autour du sujet, plus l’image prendra un caractère oppressant (elle est peu aérée).
  • un grand espace vide entre deux figures suggérera visuellement l’idée de séparation, de rupture, de désaccord, voire d’antagonisme, ou de au contraire, l’idée d’affinité, d’entente, d’accord, lorsque le vide est peu important entre les figures.
  • un grand espace vide devant un sujet en mouvement dynamisera plutôt le mouvement. Par contre, si le sujet est centré sur l’axe de l’image, donc environné de vides trop égaux, le mouvement paraîtra plus statique, plus figé.

Exemples de vides expressifs

Les vides expressifs

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Les vides expressifs, sujets en mouvement

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Photo(s) de la semaine (07) – Suite et fin…

16 février 2014 Laisser un commentaire

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Photo(s) de la semaine (07) – Suite

16 février 2014 1 commentaire

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Photo(s) de la semaine (07)

15 février 2014 Laisser un commentaire

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PHOTOGRAPHIE N°7 – L’EQUILIBRE DES MASSES

14 février 2014 Laisser un commentaire

L’ÉQUILIBRE DES MASSES

L’équilibre des masses consiste à faire en sorte de répartir les « masses » de façon harmonieuse.

On désigne par masse, toute forme ou volume distinct de son voisin.
Mais il peut aussi bien s’agir de simples surfaces planes ou de surfaces colorées.

La nécessité de répartir les masses s’explique, une fois de plus, par le travail de l’oeil explorant la surface de l’image.

Chaque « masse », chaque forme, chaque élément distinct, constitue en effet un point d’ancrage pour le regard, qui le captera et se fixera plus ou moins longtemps, compte tenu de son importance par rapport aux éléments voisins.

Chaque composition sera grandement facilité par le choix préalable de grandes lignes directrices.

Le photographe devra se déplacer et tourner autour du sujet jusqu’à trouver l’angle de vue sous lequel les volumes et les masses s’équilibreront parfaitement.

  • Sujets simples: lorsque le sujet se résume à une figure unique, donc à une seule masse: un seul objet, un personnage vu en pied ou en buste, un visage en gros plan… la répartition des masses ne présentera aucun problème.

  • L’équilibre de deux masses concurrentes: la notion d’équilibre de masse prend tout son sens lorsque le sujet se compose de deux figures (objets, personnage, visages…) qu’il s’agit de répartir dans le cadre de l’image.
    Equilibre des masses n’est pas répartir ces masses de façon régulière et symétrique de part et d’autre de la composition. Il s’agit plutôt d’estimer le poids visuel de chacun des deux éléments et de faire en sorte que l’élément, le moins important, joue le rôle de « contrepoids » de celui que l’on entend privilégier.
    En général, le décalage de l’une des deux masses par rapport à l’axe de l’image suffira à animer la composition sans la déséquilibrer.

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Attention, il ne faut pas non plus arriver à créer un effet de symétrie.
Pour cela, il faut cadrer les deux masses d’égale importance sur une diagonale de l’image.
Ou alors créer un effet de perspective pour modifier sensiblement le volume des deux masses. L’une sera vue dans le lointain et l’autre sur le devant de l’image.

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* Sujets complexes, les regroupements de masses: lorsque le sujet, plus complexe est composé de nombreux éléments de volumes inégaux: objets, éléments de paysage ou de décor, personnages, il faudra plus ou moins veiller à ne pas déséquilibrer la composition en la surchargeant à droite ou à gauche, en bas ou en haut.
Se rendre maître de la confusion signifie qu’on sera presque toujours amené à procéder à des regroupements de masse:
* tantôt, deux ou plusieurs masses distinctes, de petit volume, seront fondues en une masse plus importante;
* ou bien, un élément de petit volume, anecdotique, sera intégré à une masse plus volumineuse.

principe-du-regroupement-des-masses
* Les masses colorées: dans une composition, les formes et les volumes ne sont pas les seuls qui demandent à être équilibrés. Les surfaces colorées, les blancs, les noirs et les demi-teintes seront ordonnés, sinon regroupés, en un certain nombre de « masses colorées », plus ou moins vives, plus ou moins claires ou sombres, etc… en vue d’obtenir un certain équilibre chromatique de la composition.
On pourra aussi jouer sur l’éclairage (le clair et l’obscur) pour relier et unifier les masses, soit qu’elles se fondent dans un obscur simplificateur, soit on les plonge au contraire dans un bain de lumière unificateur.

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