LES MAUVAISES DECISIONS | 1/2


Introduction:

Deux grands facteurs expliquent les mauvaises décisions: le manque de motivation et les biais cognitifs.

Si le problème de décision provient d’un manque d’action, il s’agit d’un problème de motivation. Dans le cas contraire, il y a des erreurs dans le processus décisionnel dû aux biais cognitifs.

Un biais cognitif est une erreur de traitement du cerveau qui amène un mauvais jugement.

Pour le manque de motivation je vous invite à lire ce post Déceler la démotivation au travail.

Pour les explications sur les biais cognitifs, c’est après…

Les biais les plus courants:

 

Biais liés à l’action:

  • optimisme excessif: surestimation du temps à passer sur une action, surestimation des événements positifs et sous estimation des événements négatifs.

Biais liés à la perception et au jugement:

  • biais de confirmation: nous avons tendance à privilégier les faits qui confirment une hypothèse et à délaisser les éléments qui la contredisent. Nous ne cherchons pas les preuves de manière impartiale;
  • effet d’ancrage et ajustement insuffisant: nous avons tendance à baser nos décisions sur une hypothèse initiale et à ne pas pouvoir nous départir de cette première impression;
  • pensée de groupe: nous recherchons le consensus aux dépens d’une évaluation réaliste des autres actions possibles;
  • égocentrisme: nous nous concentrons trop sur notre propre opinion sans que l’on puisse s’imaginer comment les autres peuvent être impactés par une politique ou une stratégie. Nous supposons que tout le monde a les mêmes informations que nous.

Biais liés à l’élaboration d’alternatives:

  • aversion pour la perte: nous accordons plus d’importance aux pertes qu’aux gains, ce qui nous rend plus frileux au risque que ce qu’un calcul rationnel recommanderait;
  • coûts irrécupérables: au moment d’envisager de futures actions, nous mettons l’accent sur les coûts historiques non récupérables;
  • escalade de l’engagement: nous investissons des ressources supplémentaires dans une proposition vouée à l’échec en raison des efforts, des fonds et du temps déjà engagés;
  • biais de contrôle: nous pensons que nous pouvons contrôler les résultats, ce qui nous amène à mal évaluer le caractère risqué d’une action.

Biais de stabilité:

  • biais de statu quo: en l’absence de pressions pour faire évoluer une situation, nous préférons le statu quo;
  • biais du présent: nous surestimons les avantages immédiats et sous-estimons les gains à long terme.
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